VEGA et le backend IA : un modèle de langage avec filet de sécurité
VEGA, l'IA de bord du jeu, et nos PNJ peuvent tenir des conversations vivantes grâce à un vrai modèle de langage. Comment c'est construit – et pourquoi le jeu fonctionne aussi sans lui –, c'est le sujet de cet article.
L'architecture. L'intégration de l'IA vit dans son propre service backend, construit avec LangChain/LangGraph et une interface compatible OpenAI. Derrière, il y a en ce moment un modèle Mistral, hébergé en Europe (OVH). L'interface est volontairement interchangeable : si un modèle meilleur ou moins cher apparaît demain, nous changeons de fournisseur, pas d'architecture.
Ouvert uniquement vers l'intérieur. Le service d'IA n'est joignable qu'en interne, sur le serveur – aucun point d'accès public. Les serveurs de jeu lui parlent, personne d'autre. Une passerelle LLM ouverte sur Internet deviendrait en quelques jours un chatbot gratuit pour des inconnus (à nos frais).
La décision de conception la plus importante : le repli sur des textes prédéfinis. Le jeu ne doit jamais dépendre de l'IA. Chaque dialogue que le modèle de langage peut tenir existe aussi sous forme de texte prédéfini classique. Si le backend est injoignable, si le quota est épuisé ou si la réponse est tout simplement trop lente, les PNJ et VEGA continuent de parler sans accroc avec les textes prédéfinis. Au pire, le joueur remarque que les phrases deviennent un peu plus prévisibles. Un jeu qui devient muet quand l'IA tombe en panne serait cassé – un jeu qui parle juste de façon un peu plus raide ne l'est pas.
Cette philosophie du repli est peut-être notre conseil le plus important pour tous ceux qui intègrent des LLM dans des jeux : traitez le modèle comme le beau temps. Prévoyez la pluie.
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